Cahiers Caribéens d'Egyptologie

n°1, février/mars 2000

Université des Antilles Guyane G.E.R.E.C Informatique et Langage
Université de Yaoundé 1 (Candace) Cameroun
Université de Barcelone (A.R.D.A) Espagne
 

Cahiers Caribéens d'Egyptologie

Cahiers Caribéens d'Egyptologie Sciences du Langage,
Faculté des Lettres Université des Antilles Guyane
Rédaction Alain Anselin
97232 Schœlcher, Martinique
Éditions Tyanaba
 

Editorial

L'enseignement de l'égyptien ancien sur le Campus de l'Université des Antilles Guyane a commencé un soir d'octobre 1992 par une simple conférence inaugurale intitulée "Les Deux Rives".

L'année suivante, l'égyptien ancien était inscrit au programme de licence de sciences du langage. Le mérite en revient aux Professeurs Jean Bernabé et Jacques Coursil. En 1997 débutaient les cours de maîtrise, bientôt sanctionnés par une première soutenance fin 1998.

La naissance des Cahiers Caribéens d'Egyptologie s'inscrit logiquement dans cette double perspective de partage du savoir et de production de la connaissance. Le projet demeure modeste, surtout rapporté à l'absence totale de moyens - la revue ne bénéficie d'aucun soutien financier, et les contraintes de coût nous ont conduit à choisir une publication en prêt-à-clicher.

Mais il nous paraissait essentiel de prouver que l'enseignement et la recherche, et particulièrement l'enseignement de l'égyptien ancien et la recherche dont il ouvre de vastes champs d'application, historiques, anthropologiques, philosophiques, linguistiques, informatiques, étaient possibles dans nos pays caribéens, réputés consommer la production intellectuelle d'autres univers culturels alors même qu'ils disposent des atouts susceptibles de fonder leur développement humain sur la pensée et l'intelligence.

C'était avoir créativité et pluridisciplinarité, rigueur et méthode, pour exigence.

C’était faire de conserve le choix de l’ouverture au monde, du rapprochement fraternel des hommes; c'était récuser les postures hégeliennes, closes sur des crispations identitaires, où l'Afrique est le non-dit de l'Egypte ancienne comme elle demeure celui des cultures caribéennes modernes - et où le monde et l’histoire s’arrêtent à soi.

Nous avons, de fait, privilégié, à l'image de certain texte égyptien, la fraternité.

C'est pourquoi ces Cahiers Caribéens d'Egyptologie sont aussi la revue de l'Académie Seshat, fondée par les Professeurs Kange Ewane et Oum Ndigi à l'Université de Yaounde, c'est pourquoi ils sont un carbet ouvert au Centre d'Estudis Africans du Professeur Ferran Iniesta de l'Université de Barcelone.

C'est pourquoi ces premiers Cahiers Caribéens d'Egyptologie publient en ce début de millénaire des travaux venus de tous les continents, de tous les archipels de la planète humaine, l'Afrique, la Caraïbe, l'Amérique, l'Europe…

Alain Anselin
Fort de France, le 7 février 2000

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Sommaire

Éditorial

Bruce Williams: New light on relations between Early Egypt and Sudan.

Stan Hendrickx: Autruches et flamants - les oiseaux représentés sur la céramique prédynastique de la catégorie Decorated.

Terence DuQuesne: Le lait du chacal - quelques reflexions sur l'imy-wt, Hezat et Anubis.

Jean-Loïc Le Quellec: A propos des bovinés à cornes en avant.

Alain Anselin: Boeufs et pasteurs - Soudan, Libye, Egypte ancienne.

Mubabinge Bilolo: Le Noun dans les quatre couples primordiaux de l'Ogdoade hermopolitaine.

Oum Ndigi: L'infinitif complementaire et le présent d'habitude en égyptien ancien et en basaa.

Daniel Montlouis-Calixte: Informatique, linguistique, égyptien ancien.

Gaelle Jouet: La catégorisation automatique des énoncés du Conte du Naufragé en égyptien ancien.

 

 
 
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