| 24 décembre 1854 : L’Aurélie débarque en Guadeloupe avec 344 passagers.
Des hommes, des femmes, même des enfants.
Qui sont-ils ?
Que sait-on de leur pays ?
Pourquoi ont-ils entrepris un aussi long voyage ?
Que viennent-ils faire en Guadeloupe ?
Travailleurs «engagés», comment vont-ils vivre sur cette terre inconnue ?
Comment y seront-ils accueillis ?
Après l’abolition de l’esclavage en 1848, les Noirs refusent le travail sur les habitations.
Les colons cherchent une main-d’oeuvre à bas prix.
Ce sera les Indiens, les «Coolies».
Avec Grand-mère, ça commence où la Route de l’Esclave?
Dany Bébel-Gisler s’adressait pour la première fois aux enfants.
À travers l’histoire de Sundari, une jeune indienne de dix ans, elle
nous fait voyager aujourd’hui de Calcutta à Pointe-à-Pitre.
Les Africains déportés par la traite négrière ne sont pas les seuls
à avoir fertilisé le sol de Guadeloupe de leur sueur et de leur sang.
Des Indiens ont, eux aussi, été contraints de quitter leur pays pour
venir travailler sur une terre étrangère dans les champs de canne
à sucre.
Puisse ce petit livre contribuer, par la compréhension mutuelle, à
abolir les préjugés engendrés par l’ignorance.
À rapprocher, dans le respect de chacune, toutes les composantes de la société
guadeloupéenne.
Dans la forêt, les arbres se battent par leurs branches mais se joignent par leurs racines.
Ce proverbe africain nous invite à plonger dans les racines de notre peuple pour nous
joindre en un tronc solide et fort.
Le 27 septembre 2003, Dany Bébel-Gisler nous a quittés..., témoignages divers.
|