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Cahier d’un Retour au Pays Natal

CAHIER D’UN RETOUR AU PAYS NATAL

de AIME CESAIRE

 Un spectacle mis en scène et interprété
par
JACQUES MARTIAL

Scénographie PIERRE ATTRAIT
Création lumière JEAN-CLAUDE MYRTIL
Peinture JERÔME BOUTTERIN
Création d'accessoires MARTINE FERAUD
Assistant mise en scène TIM GREACEN
Assistante à la scénographie ELISABETH DALLIER

Avec le soutien du Conseil Régional de la Guadeloupe, Ministère de la Culture, Ministère de l'Outremer, Cultures France, Festival 10 Days on the Island.

Aimé Césaire est né en 1913 à la Martinique. À 26 ans, il publie Cahier d’un retour au pays natal, premier d’une série d’écrits qui allait faire de lui un des plus grands poètes de langue française du 20e siècle.

Cahier d’un retour au pays natal allait aussi devenir un texte fondamental symbolisant la fierté et la dignité retrouvée des peuples noirs à travers le monde.

En juin 2003, la France, les Antilles et toute l’Afrique célébraient le 90e anniversaire de Césaire.

Notes sur le spectacle

Silence...

Des lumières qui inventent une nuit tropicale.

Sur le sol, trois sacs, des tissus étendus que l'on devinera traces du pays natal.

Dressée derrière, une carte réinventée du monde, originale géographie en taches de couleurs, continents aux formes diverses.

Dans cet espace, l'homme entre en scène. Il est le gardien, le créateur, le guide de cette fin de nuit, de ce bout de petit matinmagique.

Voyage dans le temps et dans l’espace, le spectacle met en scène un noir, un homme, l’homme, en fracture de lui-même, exilé dans la solitude de son être, aux portes du hurlement irréversible, qui effectue la traversée du retour à son pays natal, c’est-à-dire à son humanité.

  • Unité de lieu. Immobilisé au coin de sa ferveur, l’homme est dans cette caverne où l’ombre portée de ses souvenirs et de son histoire efface l’illusion et éclaire sa vérité et sa conscience.
     
  • Unité de temps. Au bout du petit matin, l’action se déroule l’espace d’une fin de nuit.
     
  • Unité d’action. Consciencieux sorcier, grâce à l’arme miraculeuse de la poésie, il va procéder à un exorcisme particulier car il sait que la rencontre et l’acceptation de l’autre débutera par la re-connaissance, l’acceptation et l’amour de soi.

La langue d'Aimé Césaire demande à être dite autant qu'elle est faite pour être entendue. Une poésie vivante, riche, luxuriante et tout à la fois précise, tranchante, même quand elle joue à nous surprendre par l'inventivité de sa musique. Car ici, l'inventeur est clairement un génie. Cahier d'un Retour au Pays Natal est marqué du sceau de son impatience de jeune homme de 25 ans, de sa révolte devant les coltis infranchissables du préjugé et de la sottise, devant la violence, celle que subissent à cette époque non seulement les peuples noirs mais tous les peuples dominés, reniés dans leur humanité,  un homme-juif, un homme-cafre, un homme-hindou-de-Calcutta, un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas et dont il dénonce l'asservissement.

1939, Aimé Césaire sait-il à quel point il est en train de poser pour les générations à venir les termes d'une nouvelle fraternité toujours à refaire?

Jacques MARTIAL

Cahier d’un Retour au Pays Natal

Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir…

Le contexte

Poème fondateur de l’œuvre d’Aimé Césaire, le Cahier d’un retour au pays natal est fermement enraciné dans la réalité sociale, historique et géographique des Antilles françaises de l’entre deux guerres.
 
À cette époque, la France et plus généralement l’Europe régnaient en maîtres sur leurs empires coloniaux, notamment sur l’Afrique et les Antilles. Les seuls pays noirs libres étaient alors Haïti et le Libéria.

À cette époque, les thèses racistes du diplomate et écrivain français, le comte de Gobineau, sur l’inégalité des races nourrissaient la philosophie du IIIe Reich. A cette époque, dans le Mississippi, Bessie Smith mourait d’une hémorragie devant un hôpital réservé aux blancs qui refusaient de la soigner. À cette époque, Joséphine Baker, «Reine de Paris», déposait sa ceinture de bananes.

À cette époque, Aimé Césaire, Léopold Sedar Senghor et Léon Damas inventaient la négritude et rendaient à la femme et à l’homme noirs leur dignité d’êtres humains.

Le Cahier d’un retour au pays natal s’inscrit dans cette réalité.

Ce que je veux, c’est pour la soif universelle, pour la faim universelle, la sommer libre enfin de produire en son intimité close la succulence des fruits.

La modernité

Mais si André Breton s’écria que «ce poème [n’est] rien moins que le plus grand monument lyrique de ce temps», force est de reconnaître que son message humaniste a dépassé son époque et qu’aujourd’hui encore il alerte nos consciences et nous rappelle de toute sa force que «la carte du printemps est toujours à refaire…»

 

«La poésie de Césaire, comme toute grande poésie et tout grand art, vaut au plus haut point par le pouvoir de transmutation qu’elle met en œuvre et qui consiste, à partir des matériaux les plus déconsidérés, parmi lesquels il faut compter les laideurs et les servitudes mêmes, à produire on sait assez que ce n’est plus l’or la pierre philosophale mais bien la liberté.»


Notes sur la scénographie du"Cahier"

Ce que nous projetons de faire, partir d'un constat.
Parler de la simplicité et de "l'écriture" des choses.
Comment raconter un monde à partir de "rien".
Partir d'une situation "au bout du petit matin…", la développer pour l'amener vers l'universel, l'onirique, le poème.
Parler de la transposition du réel, du rapport à la peinture, du travail avec Jérôme Boutterin, qui "décale" la réalité, qui la transpose.
Ne pas être narratif, descriptif, mais être allusif.

Le textile - La texture – Le texte

La trame du récit, la trame du tissu, la trame de la toile madras.
Enchevêtrement des motifs.
Importance de l'espace.
Jouer sur le "vide", donner à voir le lieu.
Solitude d'un corps dans un immense espace.

L'espace mental et l'espace "réel"

Après avoir erré, longtemps avec Jacques, un bateau, un quai, une chambre, une voile, quelle          époque? Nous est apparu le choix de raconter à partir de ce simple axiome: au bout de la nuit, au bout de ce petit matin là. Que lui reste-t-il? De quoi est-il fait?
Il est en attente, il est en devenir. Il sait aujourd'hui de quoi il est fait.
Il est au bout et au bord.

C'est une scénographie en creux.

Plus on enlève de l'anecdote, plus on montre l'essentiel. Importance du hors champ. L'imagination complète ce que les yeux voient.
Cela doit être biographique.
Ces sacs "de rien" que l'on traîne toujours derrière soi chargés de qui reste lorsque l'on n'a plus rien.
Cela doit être pour chacun autobiographique.
Ces images d'enfance toujours là.
Des draps qui blanchissent au pré, ce carré de madras, presque rien et pourtant si important.
Partir de l'infiniment petit.
Une boule de papier froissé perdue au milieu du plateau et surgissent en rafale des champs de neige, le Jura, Toussaint Louverture dans sa prison, l'écriture.
Quelques couvertures sorties d'un sac et voici l'arc caraïbe recréé.

De "l'arte povera"

A partir de "ce presque rien", trois sacs, une bâche plastique, quelques bouts de tissus épars, un morceau de craie, comment réinventer toute une géographie physique et mentale.
Une installation.
Ce n'est pas du théâtre mais de la poésie en action.
Ce n'est pas un décor de théâtre mais de la peinture dans l'espace.

Pierre ATTRAIT
Janvier 03

Cahier d’un Retour au Pays Natal

Guadeloupe 2006.

Et tout ce "rien" est fait d'un tissage de talents:

  • Jérôme Boutterin, le peintre lumineux
  • Martine Féraud, qui en détournant des toiles de Jérôme en a fait des sacs étonnants, chargés de mémoire.
  • Elisabeth Dallier, qui m'a assisté et a œuvré sur les textiles et le costume.

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Jacques Martial (concept et comédien), connu du grand public pour sa participation à la série télévisée Navarro, Jacques Martial a aussi mené une part importante de sa carrière au théâtre, à la fois dans l'enseignement, la mise en scène et le jeu. Il débute sa carrière en suivant les cours de théâtre à l'atelier de Sarah Sanders, pour ensuite devenir son assistant. Leur collaboration durera six années au cours desquelles il enseignera les auteurs du répertoire, de Racine à Shakespeare, et les contemporains, de Césaire à Pinter et à Jean-Louis Bourdon. Dans le même temps, il met en place et anime à Cayenne une série de stages de formation et de développement d'acteurs. Il crée l'association Rond-Point des Cultures qui présentera dans divers théâtres de Paris des manifestations mettant en valeur les cultures d’outremer et plus généralement, la créativité des artistes issus des minorités visibles. Alors qu'il met en scène différents spectacles à Paris tels que La Piaule de Pascal Vrebos, Une Femme est un Diable de Mérimée ou Poil de Carotte de Jules Renard, il ne néglige pas sa carrière d'acteur. Il joue avec le Théâtre Noir Gouverneur de la Rose de J. Roumain, lorsque M. Gleason lui propose le rôle principal de son film Broken English. Il travaillera ensuite au cinéma avec des réalisateurs aussi différents que John Berry (Il y a Maldonne), Claire Devers (Noir et Blanc qui reçoit le Caméra d'or au festival de Cannes en 1987), Samuel Fuller (Sans Espoir de Retour), Robert Kramer (Walk the Walk), Alain Maline (Jean Galmot Aventurier), Sam Karman (Omnibus qui reçoit la Palme d’Or au Festival de Cannes en 1992 et l'Oscar du meilleur court métrage 1993). Au théâtre, il interprète James Saunders, Les Voisins, J-F Prévand, William 1er, Athol Fugart, Liens de sang, Marivaux, L'Île des Esclaves, etc. L'année 2000 le voit créer sa compagnie de théâtre, la Compagnie de la Comédie Noire, avec laquelle il amène en Guadeloupe L'échange de Paul Claudel. Cette même année le voit au cinéma aux côtés de Sophie Marceau et Frédéric Diefenthal dans la version cinématographique de Belphégor et dans le film de Pascal Légitimus, Antilles sur Seine. Il joue ensuite dans Electre, de Jean Giraudoux, dans la mise en scène de Jean Dalric. En 2002, il travaille avec Irina Brook dans Juliette et Roméo d’après Shakespeare. En 2004, il met en scène Cannibales, une pièce nouvelle de José Pliya, au Théâtre National de Chaillot. En 2006, il est nommé Président de l’Etablissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette.

Pierre Attrait (Scénographe) Né en Martinique et élevé en Guadeloupe, Pierre Attrait a ensuite obtenu une Maîtrise de Lettres et un DEA d'Histoire de l'Art à Nice. Sa carrière au théâtre l'amène au MC93, à l'Opéra de Paris, au Théâtre de Chaillot (Tombeaux de Poupées), et de Grenoble (avec Georges Lavaudant), avant de partir pour le Canada, où il met en scène et crée les décors pour les opéras André Chénier (Award du meilleurs spectacle 1989) et La Traviata à Toronto. Plus récemment, il s'oriente vers le cinéma et la télévision, travaillant avec des réalisateurs tels que Benegui, Altman, Silveira, Ottmezguine, Beraud, Santoni... Pierre Attrait est aussi un créateur d'évènements de prestige, parmi lesquels on notera le Bal de la Rose à Monaco, l'inauguration de la tour LVMH à New York ou la soirée inaugurale du Festival de Cannes en 2001.

Jean Claude Myrtil (Eclairage, son et régie) est actuellement régisseur général des salles de spectacles et des espaces de manifestations du Centre d’Art et de Culture Georges Pompidou à Paris. Après une formation initiale d’architecte et plusieurs années dans l'équipe technique de l'Opéra de Paris, il a poursuivi sa carrière en tant que régisseur lumière ou régisseur général dans de nombreux théâtres parisiens. Il est par ailleurs régulièrement consulté en tant que créateur d’espaces, notamment en ce qui concerne le son et la lumière : le Centenaire de la ville de Saint-Joseph (régie générale), les Jeux Olympiques d’Hiver à Albertville Arc 1800 (direction technique et conception de la salle provisoire de concert), la réalisation d’un prototype des régies son et vidéo des porte-avions Foch et Clémenceau et de l'Ecole Supérieure Navale, la salle de conférence à l’Institut Français d’Architecture et la conception et réalisation de l’audiovisuel de l’exposition de Séville (Institut français d’architecture). Pour la Compagnie de la Comédie Noire, il a créé les lumières et assuré la régie de L’Echange de Paul Claudel pour la saison 2000-2001.

Jérôme Boutterin (Peinture), né à Villemomble, à l'est de Paris en 1960, vit et travaille à Paris. Après des études à la Villa Arson à  Nice et à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage à Versailles, il est rapidement devenu une des figures importantes de sa génération en tant que peintre. Dans les trois dernières années, il a eu des expositions personnelles à Toulouse, Freiburg, Rouen, Meymac, Vitry-sur-Seine, Châtellerault, Valenciennes, Waldkreibug et Paris. Ses œuvres se trouvent dans les collections d'art contemporain des villes de Paris, de Vitry et de Waldkraiburg en Allemagne, ainsi que dans des collections privées en Europe et en Amérique du Nord. Boutterin inspire les écrivains : des textes récents sur sa peinture incluent Le peinture comme camouflage de Martin Engler (2002), Duels de Pierre Wat (2001) et Maille et geste de Stephen Wright (2000).

Martine Féraud (Création des accessoires), née à Nice en 1960, a fait des études d'architecture à la Villa Arson à Nice et ensuite à Paris, où elle a notamment présidé l'Association Alloncle Larose pour la promotion de l'art contemporain. Tout en menant une carrière traditionnelle dans sa profession d'architecte et de dessinatrice de sites web et de logiciels, elle a participé à de nombreuses expositions en France en tant que peintre et créateur d'objets. Ses expositions incluent Yellow Squatt (Rue des Haies, Paris), Prix Tremplin 92 (Amis des Arts, Scène Nationale, Moulin du Roc, Niort), Nice by Night (Nice 1991) et Je joue je joue pas, Alloncle Larose (Paris 1996).

Tim Greacen (Assistant mise en scène et traduction anglaise) est né à Tamworth en Australie. Il mène une double carrière de chanteur classique spécialisé dans la musique contemporaine et travaillant avec de nombreux ensembles ou en soliste et de chercheur en psychologie à Paris. Professeur de technique vocale au Conservatoire national de région de Boulogne Billancourt avant de devenir directeur d'un laboratoire de recherche, il a publié plusieurs livres, fondé l'Opéra du Marais, une compagnie d'opéra dans le centre de Paris, mis en scène La Maison de Bernarda Alba de Llorca et Didon et Enée de Purcell, et traduit des livrets d'opéra contemporain majeurs tels que le Roméo et Juliette de Pascal Dusapin.

Elisabeth Dallier (Assistante du scénographe) a fait ses études à l'Ecole des Beaux-Arts à Paris, avant de commencer sa carrière en tant que costumière et décoratrice dans le milieu de la danse. Après avoir travaillé pendant dix ans dans la danse baroque (L’Eclat des Muses) et à l'Ecole de danse classique à Béthune,  elle s'est ensuite dirigée vers le théâtre et le film, créant les costumes pour le film de Laurent Bénégui, Au Petit Marguery, et les décors, costumes et accessoires pour plusieurs séries télévisées. Elle a aussi restauré et mis en situation les accessoires, meubles et vêtements du parcours "Voyage au Temps des Impressionnistes".à Anvers sur Oise.

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La Compagnie de la Comédie Noire

La Compagnie de la Comédie Noire, fondée en 2000, a pour objet de favoriser la représentation des personnes issues des minorités visibles dans les métiers du spectacle. Pour ce faire, elle développe et réuni les moyens permettant la création, la production, la promotion et la diffusion d’évènements culturels, notamment de spectacles de théâtre et de cinéma.

Président: Richard Boitel-Stein
Trésorier: Olivier Bonnet
Secrétaire: Osange Silou

Siège social : 60 Bd de Rochechouart, 75018 Paris
e-mail : lacompagniedelacomedienoire@hotmail.com
Tél: +336 22 51 28 18 ;  fax : +331 42 94 15 84

° Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire
Une présentation théâtrale du célèbre texte d’Aimé Césaire avec Jacques Martial (concept et comédien), Pierre Attrait (décor), Jean-Claude Myrtil (éclairage et son), Tim Greacen (assistant pour la version anglaise). Première lecture publique à Avignon Off (juillet 2002), création à L’Artchipel Scène Nationale de Guadeloupe (2003), le festival Ten Days on the Island, Tasmanie (2003), Nouméa, La Réunion, USA (2003). Festival Avignon Off, Théâtre des Halles (2005). Slovaquie, Ile Maurice, Afrique du Sud (2006). Film (2007-2008). Spectacle disponible aussi en version anglaise. Surtitrage possible en anglais et en espagnol.

° Cannibales de José Pliya
Première lecture publique au Festival Avignon Off 2002 avec Marie-Noëlle Eusèbe (Nicole), Martine Maximin et Edith Barijaona (Martine), Christine Sirtaine et Yumi Fujimori (Christine). Mise en scène Jacques Martial. Création novembre 2004, Théâtre National de Chaillot, ensuite Martinique, Guadeloupe (2005), Nouméa (2006), tournée CCAS (2007, 2008, 2009).

° Hänsel et Grétel  d'après Engelbert Humperdinck
Opéra chanté en français, pour jeune et tout public, à partir de 5 ans, durée 1h, avec Kristin Sax-Jansen (Hänsel), Cécile de Cossé-Brissac (Grétel), Annie Degrand-Magnac (la mère et la sorcière), Agnès Watson, (piano et direction musicale), Jacques Martial (mise en scène et scénographie). Création en mars 2005 au Théâtre du Tambour Royal à Paris, suivi par une tournée en Ile-de-France.

° L’échange de Paul Claudel (1re version)
Cette pièce classique est présentée sous un nouvel éclairage. Marthe, l’épouse, et Louis Laine, le poète, forment ce couple noir confronté à l’Occident représenté par l’homme d’affaires américain Pollock, (Jean-François Prévand) et sa femme, la sophistiquée et séductrice Léchy, (Laurence Février). Martine Maximin et Christine Sirtaine (Marthe), Jacques Martial (Louis Laine) ; Sarah Sanders (mise en scène), Pierre Attrait (décor). Mise en espace au Festival international de théâtre des Abymes, Guadeloupe (2001) ; créé janvier 2007 au Vingtième Théâtre à Paris ; tournée Syrie (mars 2007), Antilles (novembre 2007).

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Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire en tournée

Interprète : Jacques Martial
Scénographie : Pierre Attrait
Bande son : RFO Guadeloupe
Eclairage : Jean-Claude Myrtil
Régie : Marc Martinez
Assistant à la mise en scène : Tim Greacen

I : Guadeloupe, février 2003
Célébrer les 90 ans d'Aimé Césaire dans le cadre du projet TERRITOIRE IDENTITE de l'Artchipel, Scène nationale de la Guadeloupe. Monter le spectacle dans une démarche pédagogique avec enseignants et lycéens des options Théâtre, Arts plastiques et Cinéma du lycée Poirier de Gissac de Sainte-Anne lors d’une résidence des artistes. Partenariat avec la Région Guadeloupe. Représentation à l’Artchipel les 24,25 et 28 février 2003.

2 : Singapour, mars 2003
Première étape d'une tournée internationale du spectacle, les 28 et 29 mars 2003.

3 : Tasmanie, avril 2003
Représenter la France et plus précisément la Guadeloupe au Festival des cultures des îles,
"10 Days on the Island", en Tasmanie, Australie, en présentant ce spectacle aux publics anglophones.
 
4 : Fidji
Représentations  en avril 2003.

5 : Océanie, mars-avril 2003
Faire connaître ce texte essentiel qui explore le lien culturel entre «  métropole », « île » et « outremer » dans les autres DOM et TOM Nouvelle  Calédonie. Partenariat avec le Ministère des DOM-TOM et l’AFAA.

6 : Réunion novembre 2003
Invitation par la Compagnie Talipot au Festival des Arts Métis de la Réunion. Représentation pour les détenus de la Maison d'Arrêt du Port.

7 : USA décembre 2003
Représentations à New York.

8 : Guadeloupe décembre 2003, décembre 2004, janvier 2005
Représentations au Centre des Arts de Pointe à Pitre.
Lectures/spectacles dans les médiathèques de l’île. (Basse-Terre, Gosier, le Moule, Lamentin).

9 : Martinique mars 2004, janvier 2005, mai 2005
Représentations au Théâtre de la Ville de Fort de France. Ville de Basse-Pointe

10 : Paris juin 2004
Foire Saint Germain, 3 représentations à la Halle St Germain.

11 : Festival d'Avignon 2005
Représentations au Festival d'Avignon off, au Théâtre des Halles.

12 : Tournée 2005-2009
Talange, Frankfurt, la Réunion, Cayenne, Ganges, Bordeaux, Martinique, Festival de Sarlat, Slovaquie, Ile Maurice, Afrique du Sud, Lesotho, Plaisir, Amiens, Rocamadour, Perpignan, Besançon, Paris (Théâtre de l'Odéon, UNESCO), Madrid (Festival d’Otono), Dakar, Grande Halle de la Villette, Lisbonne…

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AFRIQUE DU SUD

À ce jour, aucune voix n’avait réussi à décrire l'ère post-colonial ou post-apartheid avec une telle acuité. Pour notre pays qui a faim d'un théâtre où se tienne un véritable débat social et politique, la puissance et l’humilité chez  Jacques Martial agissent comme un révélateur. Et c’est cet acteur d’une dimension et d’un charisme stupéfiants qui nous amène à nous découvrir tels que nous sommes, résidents ou rapatriés dans notre propre pays natal et à réfléchir à la direction dans laquelle nous devrions aller.
John Matshikiza The Guardian Johannesburg

FESTIVAL D'AVIGNON

La belle lumière de Jean-Claude Myrtil est celle d'un petit jour tropical, mais dans les mains, les mouvements nets, la voix de Jacques Martial, dans son corps, la poésie d'Aimé Césaire est en marche, s'arc-boute. On n'en perd pas une miette, pas une note. (…). C'est de surcroît, loin de toute grandiloquence que se rassemble en Jacques Martial la quintessence de la parole d'Aimé Césaire.
Aude Brédy, L'Humanité

Jacques Martial ne dit pas le texte, il est le texte et nous entraîne dans un tourbillon de mots et d'émotions (…). C'est grand, c'est puissant et l'on voudrait se souvenir de chaque instant pour garder en nous cette leçon d'humanisme et d'amour où  la poésie devient palpable, où la négritude devient évidente, où le spectateur devient lui aussi inspiré.
Elisabeth Gentet-Ravasco Atelier Théâtre

Au théâtre des Halles, c'est à voir ! Tout d'abord il y a le texte d'Aimé Césaire, d'une rare poésie et fondateur de  la négritude et de la littérature des "colonisés", ensuite il y a l'acteur, remarquable bête de scène qui nous emporte dans sa force, sa colère et son envie de partage, (…) c'est une belle performance, mise en scène soignée, des lumières réussies.
Nina Chataigner, Le Souffleur

Une voix puissante qui emporte avec elle le souffle du public, son attention au point qu'à chaque baisse d'intensité de ce monologue, le public en profite pour respirer, bref, pour reprendre contact avec lui-même. Il est étonnant de voir comment une forte personnalité porte et est portée par un texte de grande envergure : celui d'Aimé Césaire. (…) Une prestation impressionnante, en somme.
Catherine Guizot, La Provence

Chaque jour, Jacques Martial fait salle comble au festival "off" d'Avignon en interprétant de manière magistrale Cahier d'un Retour au Pays Natal, d'Aimé Césaire. Un succès en forme de victoire contre les préjugés.
Bruno Bouvet, La Croix

PARIS

Mais la musique est bien sûr au cœur de la langue poétique de Césaire qui, dans le travail de mise en scène qu'à fait Jacques Martial, explose comme un feu d'artifice avec ses lumières, ses couleurs et ses grondements aussi. Un spectacle où le corps de l'acteur se cabre comme une harpe dont toutes les cordes tendues résonnent avec un vibrato qui vous reste longtemps dans l'oreille après que vous êtes sorti du théâtre.
Sylvie Chalaye, Africulture

GUADELOUPE

Accompagné par la subtile scénographie de Pierre Attrait, (…) et soutenu par l'admirable création  lumière de Jean Claude Myrtil (…), Jacques Martial se dresse, homme premier, nègre fondamental, clochard aux semelles de vent et dans l'immensité de l'espace scénique qu'il remplit de sa présence singulière, il fait revivre le souffle unique de Césaire. Martial est excellent, il faut le redire : toujours juste, jamais grandiloquent, inspiré, incarné, théâtral.   
José Pliya, Sept Mag

Jacques Martial porte le texte de Césaire et nous porte. Sa voix fait résonner et raisonner les mots en leur donnant sens et vie (…) et  nous pénétrons avec le comédien dans les profondeurs du Cahier, dans les arcanes de la poésie, sans jamais nous perdre.
Stéphanie Bérard, Dérades

"Nous sommes debout maintenant mon pays et moi." Cette citation colle tout à fait aux vingt trois élèves de premièreL2,  option théâtre, arts plastiques et cinéma du lycée de Sainte Anne qui ont participé à la première représentation de Cahier d'un Retour au Pays Natal, acclamés par un jeune public de trois cents élèves.
France-Antilles

MARTINIQUE

Lorsque Jacques Martial s'empare de cette parole, le silence tombe. Ecoute et respect s'imposent (…) Extraordinairement convaincant et puissant par instants lourd et titubant à d'autres : c'est ce qui fait la force et la lumière de cette œuvre rendue éblouissante.
Christian Antourel,  France-Antilles

Jacques Martial est magistral. Il émeut, bouleverse, secoue, réveille, conscientises et poétise…
Marie-Line Ampigny, France-Antilles Magazine

AUSTRALIE

Tasmanie
Un enthousiasmant tourbillon d'émotions que cette performance qui laisse le public pantois, soulevé, émerveillé… 
Elizabeth Bailes, The Mercury

Une performance charismatique par le comédien français, Jacques Martial…
Sian Prior, The Age

Nous insistons, vous ne devez manquer sous aucun prétexte Notebook of a Return to my Native Land,  superbement interprété par Jacques Martial. 
Jane Rankin-Reid, The Mercury

FIDJI

Suva
Standing ovation  -… le public, visiblement touché, a fait un triomphe à l'artiste.     
Les Nouvelles Calédoniennes

NOUVELLE CALEDONIE

Hienguène
Dès les premières minutes, les spectateurs sont entraînés par le génie du poète martiniquais (…) Des moments comme celui-ci, on en redemande. Merci l'artiste d'être venu jusqu'ici.
Les Nouvelles Calédoniennes

REUNION

Pierrefonds
Jacques Martial donne vie au « Cahier d’un Retour au Pays Natal » d’Aimé Césaire. Une standing ovation a salué la prestation de l’acteur guadeloupéen.
S.F. Quotidien de la Réunion

USA

New York
Jacques Martial, seul en scène, a su donner vie dans New York enneigé à un village Antillais, à une case misérable, à une soirée de fête, et même aux îles caribéennes et à la Grande Afrique. Elle est toute entière sur scène et Jacques Martial se tient debout dessus, les paumes tendues vers le ciel. (…) Souhaitons que la standing ovation qu’il a reçu l’encouragera à revenir.
Florence Cavé, France-Amérique

Performance du comédien Jacques Martial, seul en scène pendant 90minutes pour dire, (déclamer, jouer, interpréter), le Cahier d’un Retour au Pays Natal.  (…), Annelies a assisté, bouche bée, à la représentation. A la fin, la jeune fille submergée par l’émotion pleurait à chaudes larmes.
Pierre Louis, Antilla

Jacques Martial fait revivre de manière admirable la poésie césairienne (…) car, à côté des mots, il y a la lumière qui épouse le texte, le décor qui trouve les équivalences émotionnelles. Et bien sûr, le jeu de l’acteur tout en finesse et en subtilité.
Louis Otvas, RFO

Et extraits de presse

Autour d'un projet pédagogique, pour et avec des lycéens

Jacques Martial et les lycéens font briller L'Artchipel.

Les scolaires ont découvert toute la force du Cahier d'un Retour au Pays Natal.

"Une expérience et des émotions inoubliables, nous sommes sorties grandies", affirme Julie.

"J'ai pu vivre des émotions extraordinaires et un moment fort."

A peu prêt trois cents élèves sont venus voir les lycéens en représentation lundi, ils n'étaient pas déçus. Le nombre de questions posées lors de la conversation qui a suivi avec les lycéens et Jacques Martial en est la preuve.

"J'ai envie de dire capiteux comme un sang de boue. C'est un texte extrêmement puissant, qui impose d'être digéré, réentendu, lu surtout pour le laisser macérer."

"Formidable. On ne regrette pas d'être venu."

" Au début il n'y a pratiquement pas de verbes mais on comprend au travers d'adjectifs toujours très forts."

"Il ressort une impression de force, de puissance."

boule

 Viré monté