Conférence de presse sur Y’A BON BANANIA
et PETRE-GRENOUILLEAU

Patrick KARAM
 

Collectif

Chers compatriotes,

1°) Y’A BON BANANIA, c’est fini

En présence de Victorin LUREL, député, président de la région Guadeloupe, le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais, représenté par son président Patrick KARAM et son avocat, David MARTY et les dirigeants de NUTRIMAINE, propriétaire des marques «Y’A BON BANANIA», Thierry HENAULT, président du Directoire, et Frédéric DEVANSSAY, directeur marketing, ont tenu une conférence de presse vendredi 3 février 2006 à l’Assemblée Nationale, 5ème Bureau.

Le 23 mai 2005, l’excellent Maître David M. Marty, mandaté par le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais, avait assigné devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre la société NUTRIMAINE aux fins d’annuler les marques et représentations qui associent le terme BANANIA avec le dessin du TIRAILLEUR et/ou l’expression Y’A BON, contraire à l’ordre public en raison de son caractère raciste et de nature à porter atteinte à la dignité humaine.

Les trois marques françaises semi-figurative Y’A BON BANANIA visées par la plainte du Collectifdom ont été renouvelées pour 10 ans auprès de l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) le 14 mai 1996 et le 30 juillet 2004.

Certaines de ces marques Y’A BON BANANIA représentant un tirailleur sénégalais sont en outre utilisées par les licenciés de NUTRIMAINE au titre de produits dérivés (boîte à sucre, tasse de thé…) que l’on trouve dans les supermarchés et grandes surfaces.

Avant la plaidoirie qui devait se tenir en janvier 2006, les nouveaux dirigeants de NUTRIMAINE, faisant preuve d’un grand sens des responsabilités se sont rapprochés du Collectifdom et un accord amiable est trouvé.

NUTRIMAINE s’engage:

  • à radier les trois marques concernées; (à ne pas confondre avec BANANIA qui reste une marque respectable)
  • à cesser de fabriquer et de commercialiser toute illustration sur laquelle apparaîtrait la mention «y’a bon BANANIA», pour lui comme pour ses licenciés. Un délai de 8 mois est accordé par le Collectifdom pour l’écoulement des stocks.

Le Collectifdom se félicite de l’accord trouvé avec les dirigeants de NUTRIMAINE. Au-delà de cette affaire, il s’agit de donner un signal plus général sur le respect des personnes. La couleur de peau ne saurait être un élément marqueur dans un sens ou dans l’autre. Ceux qui utilisent cette couleur pour stigmatiser ou prétendre à des pseudo-solidarités inexistantes dans les faits appliquent le préjugé de couleur qui a tant pénalisé les originaires d’outre-mer.

2°) Apaisement dans le procès PETRE-GRENOUILLEAU

En présence de Jean-Pierre ELKABBACH, qui a joué un rôle important de médiation, Patrick KARAM, a annoncé que le Collectifdom retirait sa plainte contre Olivier PETRE-GRENOUILLEAU.

Plusieurs raisons ont conduit à cette décision:

  1. En déposant cette plainte, le Collectifdom avait voulu marquer la fin des atteintes à la loi du 23 mai 2001 faisant de l’esclavage un crime contre l’Humanité. Il fallait prévenir qu’une contestation de cette qualification pouvait conduire à rendre compte devant les tribunaux. De ce point de vue, comme le fait remarquer Victorin LUREL, député, président de la région Guadeloupe, au regard de l’émotion nationale, l’objectif a été parfaitement atteint.
     
  2. La plainte du Collectifdom était motivée par un entretien paru dans «Le Journal du Dimanche» (JDD) le 12 juin 2005. A une question sur «l’antisémitisme véhiculé par DIEUDONNE», Olivier PETRE-GRENOUILLEAU répond que «cela dépasse le cas DIEUDONNE. C’est aussi le problème de la loi TAUBIRA qui considère la traite des Noirs par les Européens comme un crime contre l’humanité, incluant de ce fait une comparaison avec la SHOAH»
     
    Cette phrase ambiguë semble:
    * rendre la loi de 2001, responsable de l’antisémitisme,
    * ne pas considérer l’esclavage comme un crime contre l’Humanité
    * comparer l’esclavage et la SHOAH, ce qui n’est pas acceptable.
     
    Notre explication n’a jamais été acceptée et très vite le Collectifdom fut accusé d’avoir traduit en justice l’historien pour son ouvrage sur les traites négrières. Le Collectifdom fut accusé (y compris devant la députée TAUBIRA qui n’a pas réagi) de mener une guerre de civilisation pour éviter que l’on cite les traites africaines.
     
  3. Depuis décembre 2005, l’émotion de la classe politique (le Collectifdom a subi des pressions fortes), l’hostilité des médias nationaux (40 à 50 attaques dans les médias par semaine), et de l’intelligentsia (pétitions de 19 historiens les plus célèbres et de 550 historiens) ne permettait plus de se faire entendre. Des pressions étaient même faites pour abroger la loi de 2001. Le Collectifdom a multiplié les contacts politiques. Nicolas SARKOZY, après avoir reçu le Collectifdom, a indiqué que le vote de cette loi était l’honneur du parlement français et Jean-Louis DEBRE a indiqué au Collectifdom qu’il ne permettrait aucune révision de la loi de 2001.

Le Collectifdom, qui est un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics et de tous les partis politiques; le Collectifdom qui porte d’autres combats extrêmement importants, comme la continuité territoriale et le développement des régions ultramarines ne peut se trouver en opposition avec toute l’intelligentsia et les décideurs, risquer de perdre sa crédibilité, et voir opposer les originaires d’outre-mer aux autres Français.

Plutôt que développer la haine et polariser l’hostilité, le Collectifdom a choisi l’apaisement. S’entêter aurait été irresponsable et contre-productif.

Un dernier point a joué: lorsque le Collectifdom a mis sur la place publique le mail de Olivier PETRE-GRENOUILLEAU, parmi la vague de protestations sincères, ce dernier a reçu aussi des menaces inacceptables et traumatisantes, dont nous avons eu connaissance il y a peu. Le Collectifdom n’a aucune indulgence pour les racistes quels qu’ils soient et prévient qu’il ne tolérera pas des excès qui déconsidèrent une action aussi légitime soit-elle.

FOSS
Patrick KARAM
3 février 2006

 

Collectif

1°) En présence de Victorin LUREL, député, président de la région Guadeloupe, le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais, représenté par son président Patrick KARAM et son avocat, David MARTY et les dirigeants de NUTRIMAINE, propriétaire des marques «Y’A BON BANANIA» tiendront une conférence de presse vendredi 3 février 2006 à l’Assemblée Nationale, 5 ème Bureau, à 10h.

Ils rendront publique l’accord que viennent de signer les deux parties.

Rappelons que le 23 mai 2005, Maître David M. Marty, mandaté par le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais (www.collectifdom.com), avait assigné devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre la société NUTRIMAINE aux fins d’annuler les marques et représentations qui associent le terme BANANIA avec le dessin du TIRAILLEUR et/ou l’expression Y’A BON.

Contrairement aux affirmations de la dépêche AFP, les trois marques françaises semi-figurative Y’A BON BANANIA visées par la plainte du Collectifdom ont été renouvelées pour 10 ans auprès de l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) le 14 mai 1996 et le 30 juillet 2004 pour l’une d’elle.

Certaines de ces marques Y’A BON BANANIA représentant un tirailleur sénégalais sont en outre utilisées par les licenciés de NUTRIMAINE au titre de produits dérivés (boîte à sucre, tasse de thé…) que l’on trouve dans les supermarchés et grandes surfaces.

2°) En présence de Jean-Pierre ELKABBACH, Patrick KARAM, fera le point sur la procédure judiciaire contre Olivier PETRE-GRENOUILLEAU et rendra publique une initiative décisive et forte sur la question qui polarise l’attention des milieux politiques, médiatiques et intellectuels.

Patrick KARAM

Banania
Affiche originelle

Léopold Sedar Senghor lui-même affirma vouloir:
"déchirer les rires Banania sur tous les murs de France"
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